Sophrologie et Acouphènes

Acouphènes et Hyperacousie

Un  Français sur 4  souffre d'acouphènes, avec des chiffres qui augmentent régulièrement. Près de 2 millions d'entre eux considéreraient leurs acouphènes comme très gênant. Près de 40% des personnes atteintes présentent également une hyperacousie

Selon une récente étude Ipsos, 75% des jeunes de 15 à 30 ans ont déjà ressenti des troubles de l'audition et notamment des acouphènes. Ce symptôme, souvent méconnu du grand public, affecte donc une part croissante de la population. 

 

Qu'est ce qu'un acouphène

L'acouphène est une perception involontaire de sons non générés par un bruit extérieur. Il peut être ressenti dans une oreille ou dans les deux mais également à l'avant ou l'arrière de la tête. Il s'agit d'un symptôme: l'acouphène n'est pas une maladie mais la conséquence d'un trouble. Occasionnel ou chronique et il est perçu par intermittence ou en continu selon les patients.Toutes les tranches d'âge peuvent être affectées: en effet, 56 % des 16-34 ans disent avoir déjà ressenti au moins une fois un bourdonnement d'oreille.

Ces sons qui nous parviennent peuvent devenir obsédants, les acouphènes prennent alors une place centrale et empêchent de vivre normalement. Pour Martine Ohresser, ORL spécialiste des acouphènes, plus que le bruit, c'est "ce qu'en fait le cerveau" qui est déterminant. Elle insiste sur la gravité de ce phénomène: "Les bourdonnements et sifflements d'oreille sont un véritable handicap. Plusieurs millions de personnes dans le monde souffrent de ces bruits inexpliqués qu'on appelle les "acouphènes". Impossible de vivre normalement, impossible de dormir, impossible de retrouver le silence."

Les acouphènes, une détresse au quotidien

 

Alors que pour certain, ces bruits parasites perçut en permanence ne sont pas gênant, pour d’autres il s’agit d’une véritable souffrance, voire d’une profonde détresse. Cela s’explique en partie par le fait que la perception des bruits est étroitement liée à la zone générant les émotions dans le cerveau, c’est-à-dire le système limbique. C’est pourquoi, les personnes présentant déjà un terrain anxieux vont s’inquiéter d’autant plus de ces bruits parasites en fixant toute leur attention dessus et perturbant toutes les autres activités du quotidien. Ce qui aura pour conséquence un renforcement des acouphènes et engendrera une sensation de danger, d’insécurité, du désespoir de l’angoisse et évidement de l’épuisement.

La sophrologie pour soulager les acouphènes

En plus d’une prise en charge multidisciplinaire, la sophrologie peut être un véritable outil pour soulager les acouphènes. Il est important d’insister sur le fait de soulager et non de guérir, puisque pour le moment, aucun traitement spécifique n’a été mis au point pour les guérir.

 

Après une étude réalisée par la commission acouphènes de l’observatoire national de sophrologie, sur 90 patients ayant pratiqués des séances de sophrologie, 90% ont vu une amélioration de leurs acouphènes. Et les bienfaits se ressentent très rapidement puisque sur 19 personnes ayant participé  à 4 séances maximum,  ont ressenti une amélioration.

 

Avec la sophrologie, les principaux objectifs sont alors de développer un meilleur équilibre général, de mieux gérer son stress et ses émotions et d’aller vers une acceptation de l’acouphène au quotidien.

 

Ainsi, nous allons essentiellement travailler sur :

 

·  La respiration : apprendre à mieux respirer pour oxygéner davantage son corps, dénouer les tensions inutiles, retrouver un meilleur tonus, une meilleure vitalité.

 

·   La capacité à se détendre, se relaxer : prendre un temps pour soi, faciliter la détente physique et mentale, renouer avec les sensations agréable d’un corps détendu et sans tension inutiles dans un agréable lâcher-prise.

 

·   L’écoute du corps : développer une plus grande sensorialité en vivant consciemment son corps, ses sensations, ses 5 sens dans «  l’ici et maintenant » avec un mental apaisé.

 

·   La gestion de l’anxiété et des émotions : apprendre à gérer l’intensité du stress, savoir identifier les émotions, comprendre leur utilité, apprendre à  les accueillir, les exprimer et adopter les comportements adéquats.

 

·    L’acceptation de l’acouphène : grâce à une meilleure perception du corps, une capacité à repérer aisément les tensions inutiles  et à s’en libérer, une respiration naturelle et plus profonde, une détente facilitée et une meilleure gestion des émotions, l’acceptation de l’acouphène se fera naturellement pour devenir à long terme un bruit que l’on entend en permanence mais qui ne nous gêne plus.